avis de recherche faites passer merci

irena lacka femme d'origine polonaise vivant aux usa, recherche un ami qui se nomme Karim ou Mohamed TELMAT qui aurait 44 ou 45 ans , et qui aurait bosse au lycee de SIDI AICH comme surveillant en 1984. merci a tous mes amis kabyles de l'aider. faites moi passer les messages et je transmettrai tanenmirt merci pour elle qui ne lui veut aucun mal
# Posté le dimanche 10 mai 2009 05:27

le mak et le 8 mai 45

Azul
Le Maire PS d'Aubervilliers, M. Jacques Salvator a organisé, en association avec M. Ferhat Mehenni, une cérémonie commémorative du 8 mai 1945. Cela s'est passé à la rue Germaine Tillon, le samedi 9 mai 2009, en présence du député PS, M. Daniel Goldberg et des élus de la ville, Aux côtés de Ferhat, il y avait de nombreux sympathisants du MAK dont M. Mouloud Merhab, des militants comme Mohand Taferka, ainsi que des cadres du MAK dont le président du MAK-France M. Arezki Boussaid. Les drapeaux de la Kabylie flottaient fièrement au vent durant toute la cérémonie. Après avoir écouté silencieusement la version enregistrée par Ferhat de Bella Ciao des gerbes de fleurs ont été déposées vers 11h 20' , en souvenir des victimes des massacres de Kherrata, Sétif et Guelma et des prises de parole ont eu lieu. Nous avons le plaisir de vous livrer celle de Ferhat Mehenni.à travers laquelle la Kabylie se réapproprie une partie de sa mémoire qui était l'otage du régime algérien


Allocution de Ferhat Mehenni à Aubervilliers

Commémorant le 8 mai 1945

Monsieur le Maire, Monsieur le Député, Mesdames et Messieurs les élus, chers amis,

Azul fellawen

Le passé est un champ de ruines dont on cherche toujours les coupables. Puisque l'action des hommes, à travers le temps, n'est jamais innocente, elle est forcément un crime pour ses victimes. L'histoire est cette ultime instance où ces dernières espèrent trouver justice que seule la conscience humaine peut leur rendre. Mais la dialectique de la vie, transformant les éléments des contradictions en leurs contraires, surprendra sans cesse les hommes qui pensent agir pour des valeurs là où ils sont mus par des intérêts. Ainsi, les haines d'une époque sont forcément dépassées plus tard devant des menaces et des intérêts communs.

Nous sommes réunis, le temps de cette cérémonie symbolique, pour redonner vie à ceux qui, le 8 mai 1945 en Kabylie orientale, étaient descendus dans la rue, réclamer pour eux ce qu'ils venaient d'obtenir pour la France : la liberté. Leur massacre avait sonné le glas de l'ordre colonial français en Algérie. Les ordres injustes sont toujours voués à la disparition.

Nous leurs petits enfants, voire pour certains, arrières petits enfants de ces martyrs, par fidélité à leur sacrifice, en ayant vu nos parents abattre le système colonial par une guerre qui a duré plus de sept ans, continuons dans la voie qu'ils nous ont tracée vers la liberté. En cette commémoration de la fête de la libération, je tiens à y joindre la mémoire de ceux et celles tombés pour la liberté et les droits du peuple kabyle que réprime, y compris dans le sang, le pouvoir algérien. Ainsi, le sang versé par les miens le 8 mai 1945 a été vivifié par celui qu'ils ont versé en 1963 puis en 2001.

L'injustice qui frappe le peuple kabyle a une fin que nous essayons de rendre la plus proche possible.

En attendant, si en tant que Kabyles, nous n'avons plus grand chose qui nous oppose aux Français, nous souhaiterions que la France officielle cesse de cautionner les crimes que perpètre le pouvoir algérien contre le peuple kabyle. Dans cet ordre d'idées, nous refusons que l'assassin de nos enfants du « printemps noir », en l'occurrence M. Bouteflika, soit reçu à l'Elysée. D'ores et déjà nous appelons toutes les femmes et tous les hommes ici en France, à venir manifester avec nous la condamnation de cette visite annoncée pour la mi-juin, le jour où elle viendrait à être effectuée.

C'est une manière pour nous de rendre hommage, une fois de plus, aux martyrs du 8 mai 1945. A travers eux, la Kabylie rend hommage à tous les martyrs de la Liberté.

Aubervilliers, rue Germaine Tillon, le 9 mai 2009

Ferhat Mehenni

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# Posté le dimanche 10 mai 2009 04:57

celebration souvenir du 8 mai 1945 aubervilliers

Communiqué de la fédération du MAK France



En Kabylie, le jour du 8 Mai 1945 devait célébrer la victoire des Alliés, chèrement acquise au prix de tant de vies humaines.

Ce jour historique aurait dû être une fête fraternelle pour marquer la fin des atrocités de la seconde guerre mondiale et du nazisme.

De par tous ces kabyles enrôlés dans l'armée française, le peuple kabyle, en contribuant à la défaite des nazis, se sentait le droit de manifester l'espoir de voir le vent de la liberté souffler aussi dans sa direction.

La France ayant connu les affres de l'occupation, les kabyles attendaient de l'Etat français de l'époque l'arrêt de sa politique coloniale en Afrique Du Nord. Malheureusement l'ordre en place ne voyait les kabyles que comme des fantassins au service de l'empire, leur déniant tout droit à l'égalité et à la justice.

En ce du 8 mai 1945, la marche avait commencé, pacifiquement avec des banderoles comme « Nous voulons être vos égaux » ou « À bas le colonialisme ». La réponse du pouvoir colonial fut terrible : des dizaines de milliers de civiles massacrés. La répression fut d'une violence inouïe ; des expéditions punitives menées par l'armée française, plusieurs agglomérations et villages kabyles bombardés, détruits. Les régions d'Ixerraten et Sdîf, plus connus sous les appellations coloniales de Kherrata et Setif, ont été les plus durement meurtries.

Si dans le monde, cette date est vécue comme celle où la liberté triomphe de la tyrannie, en Kabylie, les « évènements de Setif et Kherrata » revêtent le goût amer d'un jour douloureux révélant toute l'horreur et l'extrême brutalité d'un empire colonial français vieillissant.

La Kabylie, qui a tant donné pour la liberté, se doit de se réapproprier son Histoire pour la mémoire et l'avenir de son peuple.

« S'il est une chose qu'un peuple ne doit pas laisser déformer, ternir ou voler, c'est son Histoire » ...Amar Imache

Le MAK - Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie -, associé à l'action initiée par le Maire d'Aubervilliers Jacques Salvator et Ferhat Mehenni, appelle les Kabyles et les amis de la Kabylie à être présents pour la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs à la mémoire de tous ceux tombés sous les balles du colonialisme.

Rendez-vous le samedi 9 Mai à 10h 45, rue Germaine Tillon (Ex Montjoie) Aubervilliers.

Paris le 06/05/2009

P/ Le MAK-France, Arezki Boussaid

PS : A toutes fins utiles nous vous donnons un lien pour lire un article sur le traitement de la Kabylie par la presse algérienne ;

http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=70193&ed=MjExMA==

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# Posté le mercredi 06 mai 2009 09:19

conseil national du mak maraghna

La Kabylie ne sera jamais une province arabe





Ce vendredi 1er mai 2009, le MAK a tenu un Conseil national élargi à Mareghna, dans la commune de Illula Umalu.



L'ordre du jour a porté sur les points suivants :

- Examen et adoption du Règlement intérieur

- Bilan de l'action du Mouvement depuis le début de l'année.

- Perspectives et plan d'action pour les prochains mois.



Une fois de plus, en ce début de mai, les monts et les vallées fleuris des Illula Umalu ont renoué avec les parades joyeuses des militants venus des quatre coins de Kabylie pour consolider les structures du Mouvement et raffermir la solidarité avec les citoyens.



Avant d'entamer ses travaux, le Conseil national a organisé une procession pour se rendre sur la tombe de Amezyan Mehenni et y déposer une couronne de fleurs. Sous une pluie battante et glaciale et dans un profond recueillement des 80 membres présents, Mass Saïd Laïmchi, Président du Comité des Sages, a prononcé un hommage à la mémoire du disparu où la solennité et l'émotion étaient palpables.



De retour dans le lieu de la réunion, les membres du Conseil national ont entendu une allocution d'une dizaine de minutes du Président Ferhat Mehenni faite par téléphone. Dans son intervention, le Président du MAK a lancé un salut fraternel à tous les militant(e)s du MAK qui ont pensé, mené et réussi les actions spectaculaires du Mouvement qui ont raffermi courage et fierté au peuple kabyle dans une ambiance de terreur qu'a voulu imprimer le pouvoir lors de l'élection présidentielle du 9 avril.



Le Secrétaire national à l'Organique Bouaziz Aït Chébib a dressé un bilan exhaustif des actions menées depuis la marche de Yennayer, le 12 janvier, jusqu'à la marche historique du 20 avril en passant par la marche citoyenne de Wizgan du 8 avril, la veille de l'élection présidentielle. Au niveau de la structuration, il a fait part à l'assistance de l'installation de plusieurs cellules du MAK à travers toute la Kabylie.



Le Président du Conseil national, M.L. Tayev a fait lecture du Règlement intérieur. Article par article, les amendements proposés sont incorporés au texte initial lorsqu'ils requièrent une nette convergence des points de vue exprimés. Au final et après délibérations, le Règlement intérieur du Mouvement a été adopté à l'unanimité des voix.



Le Conseil national a entendu l'allocution de son invité de marque M. Yacine, représentant de MAK-France venu spécialement pour exprimer les remerciements et le soutien de notre communauté établie en France. Dans le même ordre, le Conseil national a reçu le vibrant hommage exprimé par notre communauté établie en Allemagne par le biais de son responsable M. Yazid Abid.



Au plan des perspectives, le Conseil national a sérié des actions à mener au cours des prochains mois. Outre les dates symboliques de l'histoire de la Kabylie et particulièrement celles qui concernent directement le MAK, l'accent sera mis sur la structuration qui doit toucher l'ensemble du territoire.



Face à l'arabisation et l'islamisation forcenées menées par le pouvoir en Kabylie dans le but de l'anéantir par la dépersonnalisation et l'acculturation, le MAK répondra par une kabylisation tous azimuts d'égale intensité. Dans les prochains jours, il proposera au peuple kabyle une charte où seront développées dans le détail les actions quotidiennes et les projections dans les futurs immédiat et lointain pour la sauvegarde de notre langue, notre culture, l'intégrité de notre patrimoine historique, archéologique, écologique sur l'ensemble de son territoire.



Kabylie, le 01 mai 2009


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# Posté le mercredi 06 mai 2009 09:18

interview censuree par les journaux algeriens

Azul
Le Président du MAK a accordé une interview à Amnay Iflissen qui l'avait proposée à sa rédaction qui l'avait refusée. Alors, il s'est adressé à d'autres rédactions qui, en raison de la solution d'autonomie pour l'ex Sahara Espagnol, ont elles aussi, gentiment repoussé la demande de publier.
Heureusement que nous avons le net où les ennemis de la liberté d'expression ne peuvent nous atteindre.


Amnay Iflissen

Entretien avec Ferhat Mehenni

Question 1: Comment expliquer à la jeune génération ce qu'est le 20 avril ?

Ferhat : La jeune génération a sa propre histoire et son glorieux « printemps noir ». Il est son repère et sa boussole militante. Il restera gravé en lettres de lumière et de sang dans sa mémoire. C'est en connaissant cet épisode de leur vie que les jeunes d'aujourd'hui seront amenés à se poser la question de ses origines, de sa genèse. Le simple fait de se demander pourquoi le printemps noir avait eu lieu à cette date précise, les amènera automatiquement vers le printemps berbère de 1980. C'est en effet dans le cadre des cérémonies commémoratives de ce dernier que Guermah Massinissa fut assassiné par la gendarmerie et que l'Histoire s'était emballée une fois de plus en Kabylie. Ainsi, le printemps noir est la suite plus dramatique du printemps berbère. La génération kabyle de 1980 avait brisé la peur de la prison pour sa langue et son identité, celle du printemps noir a fait voler en éclats la peur de la mort pour sa dignité. Comme les deux générations se donnent encore la main, la compréhension du printemps berbère par les jeunes kabyles d'aujourd'hui est d'autant plus aisée que leurs deux révoltes ont pratiquement les mêmes causes : le déni identitaire opposé par le pouvoir algérien au peuple kabyle.



Question 2: Est ce qu'il ya eu un "avant" 20 avril 1980?

Ferhat : L'Histoire est une succession de causes et d'événements dont les derniers sont presque toujours conditionnés par ceux qui les ont précédés. Elle est quasiment linéaire. Imaginez une boule de neige qui roule de manière ininterrompue et vous saisirez la marche des peuples et du monde.

Bien sûr qu'il y avait un « avant » 20 avril 80. Il y a eu le soulèvement de la Kabylie contre le pouvoir algérien en 1963 sous la direction du FFS de Hocine Ait Ahmed. Et avant le FFS de 1963, il y avait la colonisation française, le Mouvement National et sa Crise berbère de 1949, la guerre d'indépendance et l'assassinat d'Abane Ramdane... Ce que l'on peut dire est que depuis 1962, la défiance entre la Kabylie et le pouvoir algérien est permanente. Un feu ne s'éteint entre eux qu'une fois un autre allumé. La Kabylie a besoin de reconnaissance pour ce qu'elle est. La lui refuser c'est la pousser chaque jour un peu plus vers l'extérieur du pays et c'est ce que tous les « présidents » algériens, de Ben Bella à Bouteflika sont incapables de comprendre et d'admettre, encore moins de réparer.

Question 3: Qu'en est-il du 20 avril 1980 au 20 avril 2009 ? Quel chemin parcouru?

Ferhat : Le 20 avril 1980 est un jalon de notre histoire. Ses revendications très timides étaient celles formulées en fonction des contraintes historiques de l'époque. A mesure que le temps passait, le MCB gagnait en audace jusqu'aux revendications de respect des droits de l'homme (1985), de démocratie (octobre 1988) et de tamazight langue nationale et officielle (boycott scolaire de 1994-95). Enfin, le printemps noir couvé par tous ces faits historiques a donné naissance à la revendication d'une autonomie régionale que la Kabylie n'est plus la seule à porter aujourd'hui, en Algérie. Chez nos voisins, au Maroc notamment, pour résoudre la question de l'ex Sahara espagnol et mettre un terme à la guerre qui y sévit depuis 1975, c'est la solution autonomiste qui est proposée et qui est en passe de triompher.

Question 3: Quelles sont les actions qui doivent se faire encore afin d'atteindre l'objectif?

Ferhat : Les seules actions à mener sont celles qui consistent à arracher notre autonomie régionale et faire en sorte que notre langue, sans avoir à l'imposer à qui que ce soit ailleurs, devienne langue nationale et officielle en Kabylie.

Question 4: En conclusion, avez-vous un message à transmettre au peuple Amazigh?

Ferhat : Je dis juste ceci : Il n'y a pas UN peuple amazigh, mais DES peuples amazighs, certes frères mais différents. Il n'y a pas UN peuple algérien mais DES peuples d'Algérie qui ont à coexister dans le respect et la reconnaissance de chacun. Si cela est inconcevable pour certains « Algériens », nous serons alors condamnés à vivre perpétuellement des « Berriane » de Maghnia à El Tarf et d'Alger à Tamanghasset.

Interview réalisée par internet le 17 avril 2009



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# Posté le mercredi 29 avril 2009 03:01